L’expression « nouvelle année » semble avoir plus que jamais un sens. Tout est nouveau. Nouveau (dés)ordre mondial, nouveaux risques, nouveaux (dés)équilibres démocratiques, nouvelles priorités européennes, nouvelle (dés)organisation des institutions internationales, européennes, nationales …
Cela rend les prévisions, les planifications toujours aussi nécessaires, mais aussi plus difficiles, voir dans certains dossiers impossibles. Cela rend les nouveaux récits, les nouveaux imaginaires essentiels pour visualiser les futures possibles, les rendre tangibles, désirables. C’est dans une période comme la nôtre, quand on ne sait plus qualifier, ni analyser le présent, que la prospective prend tout son sens. Partir d’un enjeu, d’un horizon temporel de moyen terme, permet de faire atterrir les possibles conflits d’usage, d’intérêts, de discuter concrètement de ce qui importe pour un territoire. Mais trop peu d’exercices de prospective sont effectués au niveau local, et c’est pourtant cette échelle qu’il faudrait investir principalement parce qu’elle rend concrètes les solutions.
La Commission européenne va travailler sur deux propositions qui pourraient aider les municipalités à se projeter, en plus des autres textes législatifs attendus cette année : une révision de la gouvernance des politiques énergétiques et climatiques et un nouveau cadre pour la résilience européenne. Dans les deux cas, il est primordial que la dimension locale soit renforcée et que ces textes donnent les outils pour que les collectivités puissent être prêtes et jouer pleinement leur rôle pour dessiner l’Europe du futur. Que ces nouvelles lois donnent pleinement les moyens aux collectivités de dessiner leur avenir.