La baisse structurelle de la consommation de gaz en France pose une question centrale pour la transition énergétique : comment adapter les réseaux pour éviter une hausse incontrôlée des coûts pour les usagers ? Alors que la consommation a déjà reculé de 27 % depuis 2019, les projections à l’horizon 2050 annoncent une diminution bien plus marquée encore, dans un contexte de déploiement accéléré des politiques de sobriété et de décarbonation.
Dans ce cadre, AMORCE a publié une étude analysant l’impact économique de cette baisse sur les réseaux de distribution de gaz, et les risques qu’elle fait peser sur leur équilibre financier. Réalisée avec Naldéo Stratégies Publiques et le soutien de la Fondation Européenne pour le Climat, l’étude s’appuie sur plusieurs scénarios de consommation et sur des cas concrets dans trois départements (Allier, Haute-Savoie et Rhône). Elle met en évidence les limites du cadre actuel : malgré les obligations européennes de plans d’optimisation des réseaux, les économies générées resteraient marginales et insuffisantes pour contenir la hausse des tarifs d’acheminement.
Au-delà du constat, AMORCE souligne l’importance de préserver certains usages stratégiques du réseau tout en appelant à une évolution profonde de la gouvernance. L’association plaide notamment pour un rôle renforcé des collectivités locales dans la planification de l’avenir des réseaux, en cohérence avec les stratégies territoriales climat-énergie, ainsi que pour une adaptation des indicateurs économiques utilisés pour orienter les investissements.
Enfin, AMORCE insiste sur la nécessité de mieux protéger les consommateurs, en anticipant dès aujourd’hui les coûts futurs de démantèlement des infrastructures et en accompagnant les ménages les plus vulnérables dans les territoires concernés par d’éventuels déraccordements.
Explorez le rapport complet de l’étude dès maintenant.
Découvrez la note de synthèse et les recommandations d’AMORCE.