Lille, au cœur de la transition énergétique et écologique avec le réseau de chaleur urbain

Alimenter le réseau de chaleur grâce à la valorisation des déchets : une source d’énergie locale et durable


Depuis fin 2020, le réseau de chaleur de la Métropole européenne de Lille, permet d’alimenter en chauffage et eau chaude sanitaire des équipements publics comme des mairies, des piscines ainsi que des logements sociaux. Il est raccordé au Centre de Valorisation Energétique métropolitain qui produit de l’électricité grâce à la combustion des déchets ménagers.

Alimenter le réseau de chaleur grâce à la valorisation des déchets : une source d’énergie locale et durable

Suite à une évolution du cadre législatif national, la compétence des réseaux de chaleur est transférée à la Métropole Européenne de Lille (MEL).

L’abandon définitif du charbon pour une énergie locale et durable s’est opéré avec la création du réseau métropolitain de transport de chaleur fin 2020, dans le cadre du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de la MEL. Ce réseau relie le Centre de Valorisation Energétique communautaire à plusieurs réseaux métropolitains, dont Résonor, et couvre donc largement le territoire.

© photo : Vincent Lecigne – Métropole Européenne de Lille

De la centralisation de la production de chaleur à l’introduction de la cogénération au gaz : la Ville de Lille, moteur pour la métamorphose énergétique du territoire

Mis en service en 1974, le réseau de chaleur lillois permettait alors de fournir en chauffage et eau chaude sanitaire les quartiers de la ville, grâce d’abord à une chaufferie alimentée au fioul, puis avec la chaufferie charbon du Mont-de-Terre.

L’arrêt de la centrale à charbon fut ensuite le résultat d’une modernisation de l’installation en plusieurs étapes engagée par la Ville de Lille, compétente en matière d’énergie jusqu’en 2015. Historiquement, en soutenant la création de Résonor en 1985, la Ville de Lille a impulsé la métamorphose énergétique du territoire. Elle a réduit drastiquement la pollution auparavant émise par environ 150 petites chaufferies à charbon en centralisant la production sur un seul site, au Mont de Terre, et en l’équipant de systèmes de filtration efficaces. L’ensemble du réseau de transport de chaleur permettait de couvrir une grande partie des besoins locaux : bâtiments publics et privés ainsi que des logements sociaux.

© photo : Vincent Lecigne – Métropole Européenne de Lille

Attentive à la fois à la santé et au bien-être des Lilloises et des Lillois, aux enjeux de réduction de gaz à effet de serre, au coût et aux besoins en énergie du territoire, la Ville de Lille a poursuivi la transition écologique du site. Les années 2000 ont marqué un palier supplémentaire dans la modernisation de l’entreprise qui, tout en produisant de l’électricité, a complété son mix énergétique par l’installation d’une cogénération au gaz, réduisant la part du charbon et fournissant ainsi aux habitants une énergie à un prix très compétitif et stable dans la durée, notamment pour les foyers les plus modestes.

C’est une avancée majeure dans la transition énergétique, avec l’abandon du charbon, énergie fossile, au profit d’une énergie plus vertueuse

Audrey LINKENHELD, Première Adjointe au Maire de Lille déléguée à la Transition écologique et au Développement soutenable et Vice–Présidente de la Métropole Européenne de Lille déléguée au Climat et à la Transition Ecologique et Energétique.

Cette « Autoroute de la chaleur » de 20 kilomètres de canalisations permet d’atteindre 60% d’énergie renouvelable et de récupération, et d’alimenter l’équivalent de près de 25 900 logements, un approvisionnement qui continuera d’augmenter progressivement.

Une politique volontariste qui vise à réduire la pollution atmosphérique en diminuant significativement les émissions de CO2 et les polluants atmosphériques, répondre aux enjeux sanitaires et améliorer la qualité de vie des habitants.

Article proposé par la Métropole de Lille, membre de notre réseau.

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Date de publication

14 septembre 2021