La ville à basse consommation

Une haute qualité de vie pour tous


Les défis énergétiques et climatiques auxquels nous sommes confrontés nous obligent à penser simultanément les court, moyen et long termes. C’est un exercice inédit, surtout quand on pense qu’il concerne tous les acteurs de la société et tous les secteurs d’activité. Les consensus sur ce sujet sont assez forts lorsque la date est éloignée. Ils se fragilisent pour des étapes plus courtes prétendument orientées vers cet objectif. Ils éclatent lorsqu’il s’agit de préparer le budget de l’année suivante. Cet emboitement de dates peut entretenir une forte confusion.

Les territoires se regardent à nouveau, innovent, inventent de nouveaux concepts, rapprochent les gens et les domaines des uns des autres. Ils montrent que la qualité de la vie peut très bien se marier avec une société plus économe de ressources et de rejets, en valorisant mieux ses potentiels locaux. Une société qui offre de nouvelles opportunités à des catégories sociales exclues.

Territoire et réseau, territoires en réseau

Les élus d’un territoire sont élus par la population d’un territoire qui est actuellement en âge de voter. C’est cette population que les élus sont censés satisfaire et les fonctionnaires territoriaux qu’ils emploient reçoivent cette mission. Au sens strict, les impacts d’une politique sur des populations qui sont extérieures aux territoires, dans le temps et dans l’espace, ne font pas partie du mandat électif dans une démocratie de représentation. Les populations non encore existantes n’ont pas voix au chapitre, et dans une population vieillissante, ce sont mêmes les électeurs qui ont l’espérance de vie la plus faible qui déterminent ce que sera l’avenir…des générations futures. Il en va de même pour les populations éloignées, victimes de décisions prises dans nos territoires et qui affectent les équilibres écologiques. Ce sont généralement les ONG qui se font les avocats des populations extraterritoriales et extra-temporelles qui ne peuvent s’exprimer. C’est pourquoi la démocratie de participation est si importante. La question climatique, et c’est une grande nouveauté, a contribué à rapprocher très sensiblement les niveaux locaux et globaux, mais pas encore au point de remettre en cause de façon significative les choix de développement urbains occidentaux.

Si on demande à quelqu’un de dessiner un territoire, on obtiendra généralement un dessin similaire à celui de gauche ci-dessous: délimité, fermé, plutôt centré sur lui-même. La même question pour un réseau donnera quelque chose semblable à l’image du centre, voire un peu plus complexe: la caractéristique est que le réseau relie à quelque chose d’extérieur: la montée des pays émergents, les risques démocratiques, la crise financière, la législation nationale, les politiques européennes, les déficits budgétaires, les contraintes climatiques et énergétiques. La réalité est que les territoires vivent en réseau, comme le symbolise l’image de droite.

À propos

Auteurs

Gérard Magnin

Année de publication

2010

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